Les notes de décryptage rédigées ci-dessous par France Hydrogène visent à éclairer divers publics sur les enjeux politiques et sociétaux liés à l’hydrogène. Ces fiches s’adressent autant aux acteurs professionnels de la filière, qu’aux médias et au grand public.

A partir de ces contenus, nous proposons également un nouveau format de publication, les fiches fact-checking, synthétisant en quelques lignes les conclusions tirées des notes de décryptage.

Les fuites d’hydrogène et leur impact potentiel sur le climat

Pour l’hydrogène comme pour l’ensemble des leviers de la transition énergétique, une analyse rigoureuse des émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie, est nécessaire pour maximiser l’impact de décarbonation des solutions déployées.

Le sujet des fuites d’hydrogène et des conséquences qu’elles pourraient avoir sur le réchauffement climatique prenant de l’ampleur, France Hydrogène a souhaité revenir sur les quelques chiffres relayés tant au niveau de l’impact réchauffant marginal du dihydrogène que des quantités potentielles d’émissions (de fuites) à considérer.

  

  1. 1. Note de décryptage

L’impact des fuites d’hydrogène sur le climat constitue un sujet de vigilance à ne pas négliger. Garder en tête les bons ordres de grandeur est impératif pour ne pas retarder la progression d’une filière structurante de décarbonation.

Explications détaillées sur l’impact du dihydrogène dans l’atmosphère, les quantités d’hydrogène éventuelles qui pourraient fuiter et l’impact réchauffant potentiel des fuites dans une « économie hydrogène ».

  • 2. Fiche fact-checking

Alors que des unités de production massive d’hydrogène sont amenées à se déployer, certains scientifiques mettent en garde contre l’impact des fuites d’hydrogène sur le réchauffement climatique allant jusqu’à pointer un pouvoir réchauffant 200 fois plus important que celui du CO2.


Les fuites d’hydrogène sont-elles réellement un danger pour le climat ? Vérification en 5 points


La place du poids lourd hydrogène face à la batterie dans la décarbonation du transport routier de marchandises

Avec 20% des émissions de gaz à effet de serre, le transport routier de marchandises joue un rôle essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique. Un effort important de transition énergétique du transport lourd de marchandises sera nécessaire pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et combattre la pollution atmosphérique.

  • 1. Note de décryptage

A partir de données issues du livre blanc de France Hydrogène sur les perspectives du poids lourd électrique à hydrogène pour le transport de marchandises, nous faisons le point sur les avantages de l’électrique à batterie et l’électrique à hydrogène en termes de temps de recharge, de masse des composants et d’autonomie des véhicules, pour un mix technologique optimal, compte tenu des connaissances disponibles à date et à horizon 2030.

  • 2. Fiche fact-checking

Avec la montée en puissance de carburants alternatifs au
diesel, notamment les motorisations zéro émission à
l’échappement, l’électrique à batterie et l’électrique à
hydrogène, s’imposent de plus en plus comme des solutions
répondant aux enjeux de décarbonation du transport routier.

Quels paramètres sont à prendre en compte pour choisir sa
solution technologique ?

Vérification en 3 points


L’hydrogène décarboné pourra t-il devenir une énergie compétitive ?

L’hydrogène renouvelable ou bas carbone s’impose comme une solution indispensable pour réussir la transition énergétique, suscitant un fort intérêt d’un point de vue environnemental : l’hydrogène produit par électrolyse de l’eau à partir d’électricité d’origine renouvelable (éolienne, solaire) ne dégage pas d’émission de CO2 ou de particules fines.

Toutefois, dans l’état de maturité industrielle actuel, l’hydrogène produit par ce procédé n’a pas encore atteint son équilibre économique, et reste plus coûteux que la production d’hydrogène par vaporeformage.

L’hydrogène décarboné pourra-t-il devenir compétitif afin de concurrencer l’hydrogène issu de sources fossiles ? Vérification en 4 points


Le platine est-il un frein au développement des piles à combustible ?

Les piles à combustible de type « PEM » – Proton Exchange Membrane – capables de générer de l’électricité à partir d’hydrogène, recourent à du platine permettant d’améliorer les rendements et un fonctionnement à basse température, généralement 70°C.

A l’instar du lithium pour le déploiement des véhicules électriques à batterie, l’emploi du platine est souvent présenté comme un problème majeur de la filière hydrogène et notamment des usages mobilités. Sa disponibilité réduite et son coût élevé constitueraient des obstacles trop contraignants cependant, ce n’est pas le cas. Substitution aux usages actuels dans l’industrie automobile, recyclage, catalyseurs alternatifs, nouvelles piles, font que le platine n’est plus un sujet pour les acteurs de la filière.


Faut-il abandonner le véhicule à hydrogène en raison de son rendement énergétique ?

Substitut aux véhicules thermiques, la mobilité électrique est amenée à jouer un rôle croissant dans la lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air, en raison d’une absence totale d’émissions de CO2 et de particules lors de son utilisation. Il existe deux technologies de véhicules électriques développées et commercialisées par les constructeurs automobiles : d’une part les véhicules à batteries, alimentés par des bornes de recharge raccordées aux réseaux d’électricité ; d’autre part les véhicules à hydrogène, qui convertissent le gaz en électricité à bord grâce à une pile à combustible ne rejetant que de l’eau.

L’hydrogène est distribué en station sous forme de gaz et permet de « faire le plein » en quelques minutes, de la même manière qu’un véhicule thermique. Cette solution est la plus favorable en termes environnementaux si l’hydrogène est lui-même produit par électrolyse de l’eau à partir d’électricité d’origine renouvelable ou bas carbone.