Une vingtaine de pays dans le monde disposent d’une stratégie hydrogène engageant plus de 37 milliards de dollars. Si les investissements financent en grande majorité la production d’hydrogène renouvelable, un zoom sur les stratégies nationales fait apparaître des approches différenciées.

Portée par l’objectif d’une réindustralisation garante de sa souveraineté technologique et énergétique, la France mise sur la construction d’un écosystème complet et intégré, de la production aux usages, incluant la fabrication des équipements. Les besoins en énergie induits n’excluent pas de recourir aux importations d’hydrogène renouvelable.

Ne disposant pas de l’atout français d’une électricité décarbonée, la stratégie allemande se concentre plus sur l’aval et les usages. Elle mise sur une production d’hydrogène renouvelable délocalisée, issue d’une électricité photovoltaïque produite au Mahgreb ou dans les pays du Golfe.

Dans les pays industriels d’Asie, les stratégies impulsées par la Corée et le Japon, suivis par la Chine, portent sur la production en série de l’outil de production (électrolyseurs) et de tous les équipements en aval (stockage, distribution, usages.)

Enfin, les pays moins industrialisés et dotés d’une géographie ou d’un climat favorable aux énergies renouvelables misent sur la production massive d’hydrogène renouvelable destiné à l’export, à l’instar du Chili ou du Maroc.

Retrouvez ci-dessous un recensement des stratégies hydrogène des pays étrangers :

Europe

Amérique du Nord

Amérique du Sud

Afrique

Asie

Océanie