La liquéfaction de l’hydrogène remonte à la fin du XIXème siècle, par le chimiste et physicien écossais Sir James Dewar.

L’hydrogène liquide a un certain avantage dans sa capacité d’être stocké, mais à un prix d’un certain niveau de technologie cryogénique. L’hydrogène devient liquide à -252,85°C.

Toutefois, la quasi-totalité du stockage de l’hydrogène se fait sous sa forme gazeuse car cela est peu couteux et sa mise en œuvre est plus simple. Néanmoins, le stockage sous forme liquide ressurgi avec le projet de camion de pile à combustible à hydrogène « Nikola One ». Un projet pour lequel l’hydrogène liquide stocké à bord permettrait une autonomie de près de 2 000 km.

Les grosses unités de liquéfaction répondent, dans le monde, à une production journalière dépassant
200 tonnes. Si une partie de cette production est utilisée par l‘industrie (raffinage pétrolier, agrochimie,
élaboration de matériaux…) une autre est dédiée à l’espace, pour lequel, en 1960 fut construite la
première usine dans le cadre du programme Apollo.

Comme tous les liquides à basse température, dits liquides cryogéniques, l’hydrogène liquide est
conservé dans des « cryostats », récipients à double isolation thermique. La première évite les apports
de chaleur par conduction directe en maintenant le vide entre la double paroi du cryostat. La seconde,
contre les apports de chaleur par rayonnement, est assurée par un empilement de feuilles métalliques
réfléchissantes disposées dans cet espace entre les parois.

En ce qui concerne le transport de l’hydrogène liquide, il peut se faire par la route, avec des camions pour des basses quantités. Il peut se faire aussi par la mer, qui peut transporter des quantités plus importantes.