Le Gouvernement publie son Plan d’électrification
Celui-ci présente une série de mesures de court terme pour faire face aux tensions énergétiques liées à la crise du détroit d’Ormuz et réduire la dépendance aux énergies fossiles importées.
Composé de 22 mesures prioritaires, le document fait également spécifiquement référence à l’hydrogène, en rappelant les objectifs fixés dans la stratégie nationale hydrogène révisée en avril 2025 et repris dans la Programmation pluri-annuelle de l’énergie en février 2026. Le Gouvernement y rappelle que l’hydrogène constitue une solution d’électrification indirecte indispensable et complémentaire à l’électrification directe, pour les secteurs les plus difficiles à électrifier.
En cohérence avec l’analyse de France Hydrogène dans sa contribution, il met en avant :
- Le développement d’une production d’engrais décarbonés, dans un contexte de forte volatilité des prix des intrants fossiles pesant sur les agriculteurs ;
- La décarbonation de secteurs industriels clés, notamment la sidérurgie et la chimie ;
- La mise en œuvre du dispositif IRICC (Incitation à la Réduction de l’Intensité Carbone des Carburants), qui soutiendra la production d’hydrogène décarboné, en particulier dans les raffineries, tout en réduisant le recours aux carburants conventionnels ;
- La décarbonation des transports aérien et maritime grâce au développement de carburants de synthèse durables (e-kérosène, e-méthanol).
Pour rappel, les projets hydrogène en développement en France représentent des volumes d’électricité significatifs : environ 24 TWh à l’horizon 2030-2032, et jusqu’à 60 TWh d’ici 2035, soit près des deux tiers des exportations actuelles d’électricité.
Reste désormais l’essentiel : traduire ces orientations en dispositifs opérationnels. Les prochains mois seront décisifs pour mettre en place un cadre réglementaire et les leviers permettant le passage à l’échelle.
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