Alors que le cadre européen qui se dessine sur l’hydrogène ne risque de réellement valoriser que l’hydrogène renouvelable électrolytique, le Président de France Hydrogène, Philippe Boucly, et la Déléguée générale de la Société française d’énergie nucléaire (SFEN), Valérie Faudon, signent ensemble une tribune pour dénoncer cette balle dans le pied que se tire l’Union européenne.

Le contexte croisé de tension énergétique résultant du retour de la guerre sur le sol européen, et de la pression imposée par les Etats-Unis avec l’Inflation Reduction Act , est porteur d’un risque vital pour l’industrie européenne et donc pour notre autonomie stratégique. L’ampleur du défi qui se pose collectivement à l’Europe devrait mettre fin aux conflits sur les technologies de décarbonation à mobiliser, qu’elles soient d’ordre idéologiques ou pour des intérêts commerciaux et industriels divergents entre différents Etats membres de l’Union. Il n’en est visiblement rien, comme en témoigne un non-respect par la partie allemande d’un accord conclu le 25 novembre entre la Première ministre Elisabeth Borne et le chancelier allemand Olaf Scholz.

Continuer à opposer nucléaire et renouvelables, est une bataille aujourd’hui rendue obsolète. L’Europe aura besoin des deux pour atteindre ses objectifs climatiques, son indépendance énergétique, et sa souveraineté industrielle sur l’hydrogène décarboné. Les Etats-Unis ont dépassé ces clivages, c’est maintenant au tour de l’Europe.

While the European légal framework on hydrogen that is under negotiations may only promote electrolytic renewable hydrogen, the President of France Hydrogène, Philippe Boucly, and the General Delegate of the French Nuclear Society (SFEN), Valérie Faudon, denounce together the European Union for shooting itself in the foot.

The crossroads of energy tension resulting from the return of war to Europe and the pressure imposed by the United States with the Inflation Reduction Act, pose a vital risk for European industry and our strategic autonomy. The magnitude of this collective challenge should put an end to conflicts over which decarbonization technologies to use, whether ideological or due to divergent commercial and industrial interests between EU Member States. This is clearly not the case, as exemplified by the non-observance (by the Germand side) of the November 25 agreement between Prime Minister Elisabeth Borne and German Chancellor Olaf Scholz.

Opposing nuclear and renewables is a battle that has now become obsolete. Europe will need both low carbon energy sources to achieve its climate goals, its energy independence, and its industrial sovereignty with regards to decarbonized hydrogen. The United States has overcome these divisions, it is now Europe’s turn.