Selon une nouvelle étude publiée par l’ONG américaine Environmental Defense Fund (EDF), la production à grande échelle d’hydrogène vert pourrait avoir des conséquences importantes sur le climat en raison de la relative facilité avec laquelle ces toutes petites molécules peuvent fuiter des réservoirs qui les stockent ou des canalisations qui les transportent.

Composé de 2 atomes, le dihydrogène (H2) est la plus petite des molécules. Elle est 8 fois plus ténue que celle du méthane, le gaz fossile (injustement qualifié de « naturel »). Les risques de fuites sont donc plus importants qu’avec n’importe quel autre gaz. Il est en effet difficile de rendre complètement étanche les réservoirs et les canalisations contenant de l’hydrogène, surtout lorsque celui-ci est comprimé à très haute pression : il peut s’échapper par des ouvertures microscopiques. Ainsi, même les meilleurs réservoirs ne sont jamais complètement étanches pour le dihydrogène.