Quelque 18 dossiers sont à l'étude à l'Ademe, avec celui de Dijon qui fait figure de projet emblématique.

Point fort de la souveraineté énergétique française, l’économie de l’hydrogène trouve son salut dans un ancrage territorial. En témoigne la métropole de Dijon. « Nous voulons être la première métropole hydrogène de France », déclare François Rebsamen , maire de la ville et président de Dijon Métropole qui, d’ici à 2030, veut alimenter une flotte de 120 bus, 42 bennes à ordures ménagères (BOM) et deux poids lourds dédiés à la collecte du verre.

L’hydrogène sera produit localement par électrolyse de l’eau dans deux stations équipées d’un électrolyseur. En cours de construction au nord de Dijon, la première a été commandée au français McPhy. Une part de l’électricité proviendra d’une ferme photovoltaïque de 16 hectares, mais l’essentiel sera issu de la conversion de la chaleur produite par l’unité de valorisation énergétique des déchets de Dijon Métropole.